En entrant dans la profession d’avocat, toute jeune femme que je suis, je n’avais pas idée de la difficulté d’être avocat faite femme. Bien que nos études de droit soit majoritairement féminine, nous sommes dans un milieu d’hommes, traitant avec des hommes, et s’asseyant seule femme face à toute cette virilité à la table des négociations.
Il faut être au minimum brillante pour pouvoir être simplement aperçue et peut être entendue. « Une femme ? Ce n’est pas la secrétaire ? » Et non ! C’est votre avocat!
Alors, j’ai fait comme toutes ces dames, j’ai relevé le chignon, je me suis appelée Avocat, et j’ai échangé un peu de féminité contre un masque qui se voulait plus masculin. Sans grand succès. Il y a des choses que l’on ne peut cacher : notamment notre timbre de voix, timbre aiguë et portant pour ma part, très utile dans notre profession mais tout sauf un son profond et grave se rapprochant des hommes.
Il n’y a pas si longtemps, mesdames, ont critiquait notre utérus cause de notre hystérie. Ce temps n’est pas si loin. Et il est d’autant plus difficile de se faire une place dans le milieu des affaires quand l’on est une femme.
Une seule solution : assumer notre féminité et en faire une force plutôt qu’une faiblesse.
Premier signe : relevé la tête et dire que l’on est une femme avocatE !
A lire : la Plaidoirie de Michèle BAUER, avocate à la Cour et Messaouda GACEM, avocate à la Cour.